Oscar Wilde, une carrière littéraire majestueuse

Oscar Wilde est le fils d'un chirurgien réputé et d'une poétesse et nationaliste irlandaise.
Il est né à Dublin le 15 octobre 1856, mort à Paris le 30 novembre 1900.

Oscar Wilde fut un brillant étudiant à Trinity College en 1873, à Dublin.
En 1878, il remporte le Newdigate Prize avec un poème sur Ravenne, ville du Nord-Est de l’Italie. Parallèlement, il crée le mouvement de l’Art pour l’Art. Suite à sa rencontre avec John Ruskin à Oxford, porte-parole du mouvement "esthète", il adhère à ce courant artistique qui prône la recherche du "beau", sans préoccupation morale ou sociale.

Wilde s'installe à Londres en 1879 : séduisant, raffiné et subtil, il est apprécié dans toute l'Angleterre. Il développe rapidement sa théorie de l'esthétisme. Il publie ensuite un certain nombre de poèmes réunis en 1881 sous le titre de : Poems by Oscar Wilde. C’est en 1882 qu’il entreprend une tournée de conférences en Amérique développant sa théorie d’Aesthetic Philosophy.

En 1886, il rencontre Robert Ross qui devient son amant. En 1888, il publie un volume de contes, The Happy Prince, avec lequel il entame une période d’extraordinaire activité littéraire. En 1891, il rencontre Lord Alfred Douglas de Queensberry. Il tombe amoureux et tous deux mènent une vie débridée en affichant en public leur homosexualité. Un recueil de nouvelles, qu’il intitule Lord Arthur Savile’s Crime, est publié en 1891. La même année il publie un roman : The Picture of Dorian Gray. La parution du Portrait de Dorian Gray marque le début d'une célébrité littéraire. Oscar Wilde se considère avant tout comme un auteur dramatique et estime ses nouvelles, romans, contes et poèmes comme des passe-temps agréables. En 1893, il écrit en français un drame en un acte Salomé qui sera joué en 1894 par Sarah Bernhardt.
Seule ombre au tableau: une homosexualité inacceptable dans l'Angleterre de la fin du XIXème

En 1895, Oscard Wilde jouit d’une réputation universelle : on espère de lui une carrière littéraire glorieuse, lorsque, au mois de mars, il intenta au marquis de Queensbury une action en diffamation. Il fut accusé à son tour, par le marquis, de mœurs contre nature. Arrêté pour des actes commis contraire au Criminal Law Amendement Act, il fut condamné le 27 mai 1895 à deux ans d’emprisonnement avec travail forcé. Sa condamnation souleva de nombreuses protestations dans les milieux littéraires étrangers, mais Oscar Wilde ne fut relâché qu’en mai 1897. Sa carrière s’arrêtera net : aucun éditeur n’osait vendre ses livres, ni aucun théâtre jouer ses pièces. À sa sortie de prison, il quitta l’Angleterre où il ne retourna jamais. Il vécut dès lors en France, à Paris surtout. En 1898, il publia The Ballad of Reading Gaol, qu’il signa C.3.3, de son numéro de prisonnier.

Mais sa santé, fort affaiblie par les souffrances de son emprisonnement, déclina rapidement ; il mourut à Paris, après quelques jours de maladie. La marginalité dans laquelle sa condamnation pour "gross indecency" l’avait amené fut soudain comme évaporée : dès décembre 1900 une pièce de Oscar Wilde fut reprise à Londres avec un très grand succès.

Deux esthétiques correspondent à deux périodes marquantes de la vie littéraire de Wilde. La première peut se résumer à l'éloge de la superficie.
L'intuition de Wilde était que dans la forme même gît le sens et le secret de tout art. Dans le portrait de Dorian Gray, il fait dire à son fameux personnage Lord Henry : « seuls les gens superficiels ne jugent pas sur les apparences ». Son écriture correspond à cette conception : aucune description naturaliste, il se contente de poser une ambiance avec quelques détails : la couleur d'un rideau, la présence d'un vase, le passage d'une abeille. La deuxième période, celle de la prison et de la déchéance, prend l'exact contre-pied : dans De profundis, Wilde répète ce refrain : le crime, c'est d'être superficiel.
Ce fameux parallèle entre l'auteur et son personnage est possible : la vie de Dorian Gray s'apparente à celle de son auteur. Adulé, admiré, il sombre finalement dans le mépris et l'indifférence.

Oscar Wilde cultive pourtant une distance assumée avec son personnage principal. Dans une réponse à Scots Observer, il précise la position de l’artiste face à son œuvre : « Un artiste, Monsieur, n’a pas de sympathies éthiques. Le vice et la vertu, sont, pour le peintre, les couleurs qu’il voit sur sa palette : rien de plus et rien de moins ». Cette mise à distance de l’artiste face à son sujet pourrait s'accompagner d’une mise en abyme : Basil Hallward par sa peinture façonne le potrait de Dorian Gray comme Wilde se voit tel un peintre dans l'écriture de son œuvre.

L'angoisse face au temps qui passe est palpable surtout au début de l’œuvre, alors que Dorian ne sait pas qu’il est voué à une éternelle jeunesse. Lord Henry philosophe : « Oui, monsieur, vous êtes l’enfant chéri des dieux. Mais les dieux reprennent vite leurs cadeaux. Vous n’avez que quelques années à vivre réellement, parfaitement, pleinement (…) Chaque mois qui décline vous rapproche de l’horreur ».

I] Un résumé de l'oeuvre


« Le temps peint lui aussi », cette phrase d’Auguste Renoir illustre bien le fil conducteur de l’œuvre.

Dorian Gray est un jeune homme d'une beauté remarquable, convoitée par beaucoup de monde. « Dorian était le type même de tout ce qui est merveilleux et fascinant dans la vie ». Un peintre, Basil Hallward, fait son portrait. Lorsque ce dernier a achevé son travail, Dorian est pris d'une profonde tristesse. Il sait que le tableau va rester tel qu'il est, le représentant dans l'éclat de sa jeunesse, alors que lui va voir sa beauté flétrir avec le temps. Il craint que sa pureté ne lui soit rappelée plus que par le tableau. Au fur et à mesure, malgré l’influence néfaste de Lord Henry, dandy par excellence, Dorian Gray reste beau et jeune. Le tableau, lui, s'enlaidit à chacun de ses méfaits.
Dorian tombe amoureux d’une jeune actrice, Sibyl Vane. Il décide de montrer « la meilleure de toutes les actrices »à ses deux amis. Cependant, il s'avère que sa prestation du classique Shakespearien Roméo et Juliette est désastreuse, dénuée de talent. Les remarques déplaisantes de Lord Henry notamment vont l’inciter à quitter sa bien-aimée à qui il a pourtant demandé la main. Finalement, Sybil Vane justifie sa mauvaise interprétation par son amour pour Dorian : la comédie, qui représentait toute sa vie, n’a plus aucune espèce d’importance grâce à lui et son amour. La cruauté de Dorian se révèle soudain : il la quitte d’une manière glaciale. Ce qu'il aimait en elle, c'était l'actrice. Cette dernière finira par se donner la mort dans des circonstances obscures.
La naïveté de Dorian se révèle ainsi : influençable, il sacrifie son amour par honte. Cet exemple est révélateur de la direction que Dorian prend dans sa vie. L’influence de Lord Henry sur Dorian est en effet dangereuse : « Oui, comme Lord Henry l’avait prophétisé …». On remarque à la fois la critique de la religion par cette position « messianique » de Lord Henry qui confirme la naïveté de Dorian.

La mort rôde encore autour de Dorian Gray lorsqu’ il tue Basil Hallward « par pulsion ». Le plus remarquable est la réaction de Dorian : il ne semble plus maître de lui-même, comme dépossédé de son âme. Quand on s’attarde sur le peu de culpabilité qu’il éprouve, on s'aperçoit qu’il ne ressent plus aucun sentiment. Il s'éloigne progressivement de l'être humain.
Finalement, il semblerait que Dorian serait en quelque sorte protégé par une sorte de « force du destin », un peu comme celle qui l’a poussé à tuer Basil Hallward. Le passage juste avant le meurtre de Basil est intéressant. On sait que Dorian en est tout de même conscient lorsqu’en parlant du tableau il affirme « C’est lui qui m’a détruit ». Basil lui rappelle l’image de celui qu’il était avant et cette image est bien trop forte à supporter. Basil, personnage-conscience du livre, représente beaucoup aux yeux de Dorian. Il représente l'ancien et bon Dorian, il symbolise le tableau également, source de ses malheurs. Les paroles de Basil sont poignantes : « Tu as été pour moi un idéal comme je n’en rencontrerai jamais plus. Ceci est le visage d’un satyre » en parlant du tableau ; et Dorian de répondre : « C’est le visage de mon âme ; (…) Chacun d’entre nous porte le ciel et l’enfer en lui ». L'assassinat de Basil représente l'ultime étape dans l'escalade infernale de dorian. Dorian tue une partie de lui en tuant Basil. Il décide d'éliminer définitivement une partie de son passé et le personnage qui possédait le plus de qualité morale dans le livre.

Lorsque Dorian se retrouvera véritablement face à face avec son passé, le lecteur est pris par ce sentiment de regret qui pèse sur les deux personnages ; Basil, déçu et qui a toujours su garder une distance avec la réalité, rend la situation plus difficile : la seule personne en mesure d'aider Dorian et la seule qui l'a vraiment respecté, minimise la situation ; de même Dorian ne se permet pas de regretter, il adopte l’attitude favorite de Lord Henry : le fatalisme, la résignation.
Dorian devient « malin », dans les deux sens du terme. Il obtient par chantage l’aide d’un ancien ami pour dissimuler le cadavre de sa victime. Il s'agit là du comble de la médiocrité de Dorian : pour dissimuler le corps de son seul vrai ami qu'il vient de tuer, il fait appel à la seul personne qu'il peut faire chanter.
Cette descente aux enfers s'accélère lorsque Dorian se retrouve dans des endroits peu fréquentables. Le lecteur apprend ainsi que Dorian les fréquente souvent et qu'il y a même une réputation. C’est d'ailleurs là que le frère de Sibyl Vane le retrouve par hasard. Alors que ce dernier est décidé à venger sa pauvre soeur, Dorian ne craint rien. Dans un premier temps, son apparente jeunesse lui permet de ne pas se faire remarquer par le frère de Sibyl Vane. Puis, alors que le frère sait qu'il s'agit bien de dorian, il se fait tuer pendant un accident de chasse. C'est comme si une force maléfique protégeait l'âme de Dorian.

Dès le départ, les craintes de Basil Hallward pour le devenir de Dorian s'avèrent justifiées : Lord Henry représente une menace. Alors que cet être magnifique est décrit d’une manière quasi-mystique, tout au long de l’œuvre on se rapproche peu à peu de Dorian et l’image du lecteur s’adapte peu à peu aux évènements qui mettent Dorian en scène. Petit à petit, cette mystification s'atténue, l'image marquante d’une pureté absolue s’éloigne.
Le lecteur se retrouve seul face à ce « gaspillage » d’une « chose » quasiment intouchable. Meilleur modèle de la vie du peintre, Dorian va perdre son innocence pour devenir un être incontrôlable et déshumanisé. Face à cette escalade infernale, à l’image de celle de Faust, le lecteur reste impuissant. Quoiqu'il en soit, Dorian est fatalement entraîné par son initiateur à la décadence. Au fur et à mesure que Dorian se révèle de plus en plus diabolique, c’est le portrait qui en fait les frais : après le pincement à la lèvre qui devient d’ailleurs une grimace récurrente de Dorian, le portrait se ride, ses mains deviennent tâchées de sang…

Il est trop tard : Dorian est maintenant le miroir de l'âme noire et diabolique qui est en lui.
« Ainsi tu crois qu'il y a seulement Dieu qui voit les âmes, Basil ? Ecarte le rideau et tu verras la mienne. Il avait, prononcé ces mots d'une voix dure et cruelle. - Tu es fou, Dorian, ou tu joues, murmura Hallward en fronçant les sourcils. - Tu ne veux pas ? Alors, je vais le faire moi-même, dit le jeune homme qui arracha le rideau de sa tringle et le jeta par terre. Une exclamation d'horreur s'échappa des lèvres du peintre lorsqu'il vit dans la faible lumière le visage hideux qui lui... »
Finalement, Dorian fait un bilan de sa vie. « Mais tout cela était-il réparable ? N’y avait-il plus d’espoir pour lui ? ». Dorian se souvient des paroles d’une personne qui l’avait aimé : « Le monde n’est plus le même parce que tu es fait d’ivoire et d’or. Les courbes de tes lèvres récrivent l’histoire». Seulement Dorian prend conscience que c’est cette même beauté qui l’a détruit. « Sa beauté n’avait été pour lui qu’un masque, sa jeunesse une dérision ».
Ce dont il a besoin c’est d’une nouvelle vie, pense-t-il. La culpabilité lui pèse et se demande s’il doit avouer. Une once d'humanité s'empare de lui. Ainsi, on assiste à une lutte entre l’ancien Dorian Gray, vertueux et honnête, et l’autre, le décadent et le monstre. Ce combat ange/ démon n’aura qu’une seule issue : « La mort de Basil Hallward ne lui semblait pas grand-chose » . «Le portrait avait été comme sa conscience. Oui il avait été sa conscience ». Alors même qu’il tente de se convaincre, la seule solution pour recommencer une nouvelle vie est de supprimer ce témoin omniprésent d’une vie remplie d’erreurs : le tableau. Dorian saisit donc le tableau et le poignarde. Le lecteur aussi veut croire à la possibilité d'un nouveau départ. Et pourtant ...

« En entrant, ils trouvèrent, pendu au mur, un magnifique portrait de leur maître, tels qu’ils l’avaient vu pour la dernière fois, dans toute la splendeur de son exquise jeunesse et de sa beauté. Gisait à terre un vieillard en tenu de soirée, un couteau dans le cœur. Il était flétri, ridé, son visage était répugnant. Ce ne fut qu’en examinant ses bagues qu’ils le reconnurent ».

II] Au-delà de l'oeuvre, la critique de la société britannique de l'époque : la difficile cohabitation entre puritanisme et homosexualité


La tonalité de l’œuvre est un éloge à l’hédonisme, doctrine qui prend pour principe de la morale la recherche du plaisir et de la satisfaction. Cette doctrine s’oppose au sens commun de l’époque : « Le bon sens commun anglais ou la stupidité héréditaire de la race ». Certaines petites phrases représentent quelques « pics » quant à la société Britannique de l'époque : « Chaque année, presque chaque mois, on pendait des hommes en Angleterre pour ce qu’il avait fait ». Les premières tentatives d’abolition de la peine de mort ne commencèrent en Angleterre qu’à partir de 1914 par plusieurs projets de loi déposés par le député Robert Bickerdike.
« Basil Hallward est ce que je crois être ; Lord Henry, ce que le monde me croît, Dorian ce que je voudrais être – en d’autres temps, peut-être ».
Ce livre, comme l’affirme O. Wilde lui-même, contient beaucoup de sa personne. L’amitié de Lord Henry et Dorian Gray est centrale dans cette œuvre. On se rend compte que l’amitié entre les deux personnages n’est pas anodine. L’œuvre a été écrite à une époque où Oscar Wilde avait découvert son homosexualité et l’affichait même ouvertement. Il est au sommet de sa gloire, l’affaire judiciaire pour « mœurs contre nature » n’a pas encore entachée sa réputation littéraire.
Quelques allusions à une relation homosexuelle entre Dorian Gray et Lord Henry sont palpables. En effet, il y a un moment où l’on soupçonne que Dorian Gray s’est installé pour quelques temps chez Lord Henry. De même, on remarque une description d’un cadeau de Lord Henry à Dorian Gray qui n’est pas insignifiante. On remarque la présence des cupidons ou amours comme une preuve supplémentaire des relations entre Dorian et Lord Henry. La représentation de la fiancée de Dorian, Sibyl Vane est également pleine d'indices.
Lorsque Dorian fait un éloge de sa bien-aimée à Lord Henry, il parle des personnages qu’elle interprète telle Rosalinde de Comme il vous plaira ou Imogène de Cymbeline. A l’époque élisabéthaine, les rôles féminins étaient tenus par de jeunes hommes. La passion de Dorian se replace donc dans le cadre masqué d’une homosexualité, d’un travestissement. Cette même dimension se retrouve lorsque Dorian affirme « Quand elle arrivée habillée en garçon, elle était tout simplement merveilleuse ».
L’évolution de l’amitié entre Lord Henry et Dorian est intéressante. Au départ, la relation est assez déséquilibrée : l’auteur insiste sur la position de Dorian comme réelle « apprenti ». Lord Henry, lui, semble se complaire dans son rôle de « tuteur de vie.
Dorian est littéralement fasciné par Lord Henry : « Je préférerais venir avec vous. Oui je sens qu’il le faut. Permettez-moi. Et promettez-moi de me parler tout le temps. Personne ne parle aussi merveilleusement que vous ». Le rôle de Lord Henry est d’être cynique, il ternit peu à peu toute la magie et l’émerveillement de Dorian, jeune homme naïf et sans expérience.
Lord Henry se présente comme son guide. Il ébloui Dorian par son expérience mais cette expérience est-elle souhaitable ? En ce qui concerne les femmes, Dorian raconte à son plus fidèle ami sa rencontre avec son premier amour, il lui répond : « il n’y a pas de femmes géniales. C’est un sexe décoratif. Les femmes n’ont jamais rien à dire, mais elles le disent de façon charmante ».
Finalement, c’est par l’issue tragique de son histoire avec Sibyl Vane que Dorian n’opposera plus de réelle résistance aux attaques et influences cyniques de Lord Henry. « J’ai tout connu, dit Lord Henry avec un regard de lassitude, mais je suis toujours prêt à ressentir des émotions nouvelles. Je crains cependant que, pour moi en tout cas, il n’y en ait plus » . Ces paroles prononcées avant la représentation de Sibyl Vane sont très révélatrices. Lord Henry est conscient que sa philosophie de la vie est dévastatrice émotionnellement car trop réaliste.
A travers le personnage de Lord Henry, O. Wilde exprime un certain rejet de la société qui l’entoure.
Il s'en prend surtout au puritanisme concernant l’acceptation de l’évolution des mœurs : « Oui, comme Lord Henry l’avait prophétisé, un nouvel hédonisme recréerait la vie et la sauverait de ce puritanisme dur et laid qui revit curieusement de nos jours ». On pense en effet au livre de D.H. Lawrence l’Amant de Lady Chatterley qui fut publié en privé en 1928 et qui demeura indisponible dans sa forme pure au public jusqu’en 1960. Cette publication provoqua d’ailleurs un scandale à cause des scènes érotiques et mais aussi à cause du fait que l’amant n’était pas du même rang social que Lady Chatterley.
Oscar Wilde fait même dire à son personnage le plus controversé « Si l’on présente une idée à un vrai Anglais, ce qu’il est toujours téméraire de faire, il ne songe même pas à se demander si elle est vraie ou fausse. La seule chose qui lui paraisse importante, c’est si on y croit soi-même. Or, la valeur d’une idée n’a aucun rapport avec la sincérité de l’homme qui l’exprime ».
Il veut peindre les disparités de la société britannique, le gouffre d’incompréhension qu’il payera d’ailleurs cher lorsqu’il passera deux ans en prison pour « mœurs contre nature ». Après cela, il quittera d'ailleurs l’Angleterre sans jamais y retourner.


III] Quelques citations d'Oscar Wilde :


>>« Il existe des péchés dont le souvenir, plus que l'accomplissement, fait le charme ; d'étranges triomphes qui flattent l'orgueil plus encore que la passion »<

>>« Définir, c'est limiter »

>>« Dire qu'un livre est moral ou immoral n'a pas de sens, un livre est bien ou mal écrit c'est tout »

>>« La fatalité veut que l'on prenne toujours les bonnes résolutions trop tard »

Du personnage Lord Henry:

>>« La modération est une chose fatale. "Assez" est mauvais comme un repas. "Trop" est bon comme un festin »

>> « Toute réussite nous attire un ennemi. C’est la médiocrité qui entraîne la popularité. »

>> « Un homme peut être heureux avec n’importe qu’elle femme pourvu qu’il ne l’aime pas »

>> « Quand une femme se remarie, c’est parce qu’elle a détesté son premier mari. Quand un homme se remarie, c’est parce qu’il a adoré sa première femme. Les femmes tentent leur chance ; les hommes risquent la leur ».

Du narrateur :

>> « Peut-être ne se sent-on jamais aussi à l’aise que lorsqu’on a un rôle à jouer »

>> « L’artiste peut tout exprimer »

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